vendredi 17 février 2012

Dans la nuit...


Dans la nuit, le monde de la nuit...ces paroles, hautement philosophiques, sont extraites du dernier single d'Amanda Lear "la belle et la bête". Deux fois le mot nuit pour une vidéo qui la montre haletante et désorientée dans les couloirs d'un hôtel de luxe, le brushing soigneusement souillé et les lunettes forcément fumées. La nuit fascine Amanda. D'ailleurs, la nuit fascine beaucoup de monde. Lorsqu'elle tombe, nous hésitons entre repos et excitation. La nuit est un passage vers d'autres vies. Artificielles, oniriques ou terriblement réelles. Nous laissons notre costume de jour vide et fripé à l'entrée de nos appartements pour en revêtir un plus lumineux, confortable ou plus sombre. Occasionnellement,  les trois à la fois. La nuit est étanche, compartimentée. Elle peut-être douce, torride, effrayante. Un cocktail sous les sunlights avec des amis peut se terminer en rouleau de printemps dans la couette. Un demi sommeil avachi sur le canapé devant Joséphine ange gardien peut finir dans les limbes d'un sous-sol urbain peu recommandable. Ce noir cosmique habille les campagnes et les cités d'une poudre sombre et argentée, rendant possible tous les sommeils, toutes les excentricités, toutes les perversions. Un beat disco s'échappe d'une ruelle, le cri étrange d'un animal  résonne dans un parc, les dangers avancent sans bruit, tapis dans la pénombre. Le ronflement d'un voisin peut vous faire perdre la tête, le silence absolu d'une ferme dans les Cévennes vous terrifier. La seule chose qui finalement nous fait appréhender et apprécier la nuit sans crainte, c'est qu'elle se termine toujours par le retour de la lumière. Indispensablement vital. Le petit matin blafard et métallique, celui qui chasse les idées noires et l'esprit maléfique, la lampe de chevet brutale, l'allumette craquée dans la grotte. Je ne sais pas si Amanda a vu la lumière. La nuit lui va si bien.

jeudi 26 janvier 2012

Les grues


Partout ou je vais je vois des grues, des chantiers poussiéreux et bruyants, des hommes en bleus de travail. Part-Dieu, La Buire, Cours La Fayette et je ne parle pas du lieu pompeusement nommé Confluence! Je pensais naïvement que l'économie était en crise mais j'ai vraiment l'impression de m'être fait baladé sur ce sujet. Pendant ce temps on bétonne, on défigure, on rase gratis. On fait même disparaitre les Tours, la vielle dame de l'UAP est bien placée pour le savoir. Lyon est un chantier à ciel ouvert mais certainement moins que Londres ou Marseille. L'immobilier est l'avenir, la révolution sexuelle du XXI ème siècle! Et la planète, un invraisemblable terrain à Bâtir. L'année commence et le chantier est immense. Pharaonique penserait certainement Mitterrand. Tout est à refaire nous dit-on. Après avoir très largement inspecté mes propres fondations cet été, c'est comme si la fièvre immobilière s'emparait à nouveau de moi, un vaudou de béton et d'acier qui me donnerait envie de grimper en robe de soirée et escarpins au sommet de la Tour Part-Dieu, telle Jessica Lange dans King Kong 1975. Mais je ne suis pas dupe. Ma bulle immobilière a explosé, définitivement. Je me suis longtemps laissé aller à spéculer, j'ai trop souvent bâti en zone inconstructible et bien failli me désintégrer dans un feux d'artifice de de verre et de poussière. Des années à colmater des fissures sans vraiment les reboucher, construire sans vraiment me préoccuper de l'état du terrain. Coulées de béton, tsunamis de mortier, préfabriqués foireux et maitres d'oeuvre non respectueux des plans, tel était mon quotidien. Je ne suis pas encore tout à fait prêt pour la démolition et tout reconstruire n'a pas plus de sens que partir en vacances à Miami sans son maillot AussieBum. Et puis, le béton m'emmerde. L'illusion du solide me fait autant d'effet qu'un journal de 13 heures présenté par Jean-Pierre Pernault. Tous ces chantiers ne servent à rien si ce n'est flatter des égo flétris et des esprits repoussants. En 2012, je ne lance aucun chantier si ce n'est celui de prendre soin de l'existant. Une touche de glamour par ci, un peu de brillant par là. Comme ces grues sur le chantier de La Buire qu'on a délicatement décorées de néons disco. Arrêtons le travail et sortons les boules à facettes! Je suis plus que jamais décidé à laisser faire le grand Monopoly de la vie, en musique. Quand j'étais adolescent, ma grand-mère avait montré une photo de moi à sa médium préférée. Celle-ci, voyant l'image de jeune homme aux cheveux crantés et aux grands yeux ouverts que j'étais ne fit aucun commentaire ni aucune prédiction particulière. Elle parti dans un grand éclat de rire guttural et joyeux puis garda le silence. Peut-être m'a-t'elle imaginé, à cet instant, grimpant en talons  aiguilles dorés et en robe de soie blanche, m'agrippant avec grâce aux parois lisses et éclatantes de la Tour Part-Dieu ou aux grues illuminées de l'avenue Lacassagne...

jeudi 29 décembre 2011

365 jours en ballon



L'année dernière, au même moment,  je lançais un pari sur l'avenir en l'imaginant absolument fabuleux. L'expérience, c'est à dire l'ensemble des évènements chiants qui jalonnent une vie, m'a apprit que rien ne sera absolument quoi que ce soit. On ne parie jamais sur le futur, surtout quand on se sait pas de quoi demain sera fait. Quand on sait pas, on ferme sa gueule, du moins on se la joue discrète. Tout est calme, l'horizon est dégagé chante Robert. Moi, en cette fin d'année 2011 je m'interroge en scrutant le lointain. Et j'observe. Je suis le témoin, celui d'un monde qui sursaute et scintille dangereusement, tel le flicker d'une bobine de film qui accélère, surchauffe et fini par fondre. Pas de rires, pas de larmes. Je suis un passant, place Bellecour. J'observe les ballons de la fête des lumières dénouer leurs attaches au dessus d'un Louis XIV au galop immobile. De beaux ballons colorés dans un ciel bleu et limpide. Un léger souffle de vent les éparpille, l'horizon est dégagé, mais ça je l'ai déjà dit. Dois-je y voir un signe, un présage? Une couleur pour chaque jour de l'année écoulée? Un ballon pour chaque étape franchie, comme un cadeau, une récompense? Un ballon bleu pour les vacances à Punta Cana avec mes amis, un ballon blanc pour mon nouveau maillot de bain commandé en Australie, un ballon rose pour toutes les soirées passées au Crazy avec Rudolf, un ballon rouge pour les (trop) nombreuses bouteilles de vin vidées au Broc bar avec les copains. Un ballon chocolat pour les Oeufs de Pâques en famille. Un ballon jaune pour le mal mystérieux qui a frappé à ma porte en plein été. Un ballon noir pour mes nuits blanches. Un ballon transparent pour le trop plein de tout. Un ballon doré pour les somptueux escarpins que m'ont offert Jimmy et David. A moins que cette évasion publique de ballons ne soit une promesse. Un lien ténu, aussi léger que l'air, qui nous relie à un demain hypothétique: un ballon vert pour l'espoir, un ballon orange pour la joie. Un ballon violet pour la foi. La foi en un avenir qu'on croit toujours meilleur alors qu'il n'a aucune raison de l'être. Mais je suis un témoin, le témoin des ballons qui s'envolent sur la place Bellecour dans l'indifférence générale. Certains voleront très loin, d'autres éclateront sous le soleil brûlant ou finiront emprisonnés dans les branches d'un arbre centenaire. D'autres encore seront attrapés par des enfants et trouveront un nouveau foyer. Finalement, qu'importe le dénouement. Seule la beauté du spectacle compte. Et ces ballons sont les plus beaux du monde.

lundi 12 décembre 2011

Ma vie en talons



Je déteste le Foot. Ce matin, j'entends sur BFM TV la somme d'argent astronomique annoncée par un club de football pour une opération de transfert d'un joueur, un gamin, Carlos Tevez. Je ne le connais même pas. 27 millions d'Euros est l'offre faite par le PSG à Manchester City. Les propriétaires de ces clubs sont des Cheikhs machin chose, des nababs bidons de pétrole. Mais de quoi parle-t'on exactement ? De sport, d'or noir ou d'un gosse qui rit bêtement face caméra? Je ne sais pas si le PSG donne autant aux Restos du coeur, au Sidaction, à la Ligue contre le Cancer. Le Foot, vestige arriéré des symboles d'une masculinité du XXème siècle en perdition. Mur de Berlin de la virilité attendant toujours de tomber, érection ultime du mâle rescapé d'un siècle catastrophique. Agonie d'un sport qui n'en est plus un et qui se vautre dans la cupidité. Apologie de tout ce dont j'ai toujours voulu m'affranchir. Le foot, c'est la Burka du petit garçon. Un garçon doit aimer le foot, ne pas pleurer en public, apprendre à porter une cravate. Un garçon doit devenir un homme, pas une tarlouze. Moi j'ai résolu le problème. Le foot n'existe plus et l'homme n'existe pas. Du moins la représentation sociale qu'on en fait. Mon homme idéal à moi est  fier, sensible, romantique. Il est beau. Il a une sexualité multiple et compliquée. Cet homme rêve de porter des pourpoints dorés et des fraises en dentelles comme Charles IX ou Henri III, une longue perruque bouclée et poudrée comme Louis XIV, des fins collants blancs comme Napoléon. L'homme réconcilié avec lui même est Grec, nu et sur un piédestal. Il n'a pas peur de faire la femme. Il n'a pas peur d'aimer. Il n'a peur de rien et surtout pas du ridicule. Alors que les Gays font marche arrière, jouent les ours poilus et troquent leurs shorts à paillettes pour des chemises à carreaux, moi j'ai décidé d'enfiler mes talons. Jimmy et David m'ont offert une somptueuse paire de High Heels dorés pour mon passage à l'âge adulte. Si vous croyez que je vais jouer les folles, comme ils disent, c'est que vous n'avez rien compris. Je m'affranchis des codes. Je suis un homme en talons. Je les porte chez moi, pour faire la vaisselle, la lessive, passer l'aspirateur, esquisser un pas de danse sur les tomettes. Et j'éprouve un plaisir particulièrement intense à les mettre pour descendre les poubelles. Ces talons sont un symbole, la synthèse de mon mâle intérieur. Je m'imagine sur un terrain de football, le mollet galbé et tendu, perché sur mes 13 centimètres de paillettes, courir après le ballon rond devant des supporters en délire. Mais pour ça, aucun club n'aura les couilles de me proposer 27 millions d'Euros.

mercredi 30 novembre 2011

Claude Pompidou et les monstres de métal


Paris, samedi 26 novembre, dix heures trente du matin. La nuit a été courte mais enrichissante. Enfin je ne sais pas si c'est le terme vraiment approprié pour une escapade nocturne imprévue à la station Picpus. Je retrouve les garçons métro Corvisart. Mon Iphone ne répond plus et j'ai des pattes de crabe à la place des mains. Jimmy râle à cause de mon retard. David a un sourire plein de sous-entendus. Lâchés sous le métro aérien, on a l'air malins avec nos mines blafardes. Nous avons des affaires à faire. Une sorte de purification de groupe. Passage dans une boulangerie, je m'enfile un éclair au chocolat en un quart de seconde. La nuit à Picpus ça creuse. Direction  Aubervilliers, Centre commercial du millénaire. Métro Porte de la Villette. Le quartier est en chantier. Nous retrouvons Jérémy et nous mettons en route. Nous enjambons les rails du futur tramway. Vite, il faut prendre la navette fluviale. Pour une fois qu'on peut profiter de l'eau à Paris! Et nous voilà tous les quatre, mi-réveillés, mi-excités et encore morts de rire de la soirée de la veille. Les garçons se sont mis en tête de m'acheter des tatanes pour mes 40 ans. Je m'attends au pire. Nous débarquons. Le centre est magnifique, oeuvre du célèbre architecte Antoine Grumbach. Clairement, ça donne envie de virevolter au bord de l'eau, de déjeuner sur l'herbe à l'ombre de ses anciens entrepôts industriels réhabilités. H&M, Zara, Jenyfer, WE et j'en passe. Mes promises trônent sur un rayonnage de chez Bershka. Mais il n'y a pas ma taille, 41-42 pour des talons de 13,5 centimètres dorés c'est assez peu demandé, je le conçois. Essayages, pourparlers. Jérémy achète des bretelles en cuir. Jimmy et moi entrons en cabine. Les vendeuses sont pliées. Retour chez Zara. Coup de foudre pour une magnifique imitation de créateur, dessus en vinyl marron glacé, talons serpent, pompon en cuir noir. Le retour du Néo Classique. Ajoutons à celà une robe en lainage blanc structurée façon Courrèges, nous obtenons un style imparable digne d'une Claude Pompidou descendant d'une DS dans la cour de l'Elysée. La journée enchaîne rires et déboires. Les tatanes sont hors budget. La nuit tombe, il est temps de rentrer. David boude, il n'a rien acheté. Je n'ai pas mes tatanes. Nous prenons la navette fluviale en sens inverse et traversons à pieds la Cité des sciences  à la nuit tombante. Sur les quais du canal, les mouettes s'envolent autour des vestiges d'une ancienne chaufferie en cours de destruction. Son ombre fantomatique fascine les passants. Un homme esquisse un croquis sur un carnet. Construite à la fin des années soixante, la chaufferie agonise dans une beauté renversante. Mis à part le centre du même nom, que reste-t'il des années Pompidou? Quelques talons aiguilles de créateurs et des monstres de métal en perdition, sans doute.

mardi 15 novembre 2011

Miss Bellecour et la rivière


Miss Bellecour porte un jean gris ajusté, des bottes en cuir brun ornées d'une boucle, un spencer en lainage clair et un volumineux blouson en imitation fourrure au col généreux. Une bague en strass de la forme d'une tête de mort, assez voyante, orne l'un de ses doigts aux ongles vernis, parfaitement manucurés. Cheveux longs, châtains clair avec quelques mèches blondes. Léger maquillage, ombre à paupières sombre et pailletée. La jeune fille est ravissante, hautaine et discute avec son amie dans la file d'attente chez Séphora. A son bras droit, un 48 heures Vuitton et un sac du magasin rempli d'achats en tout genre. De sa main gauche, appuyée sur le comptoir de la caisse, elle dessine des cercles imaginaires avec une carte bancaire dorée. Miss Bellecour parle de sujets personnels et futiles, un rien moqueuse envers un garçon que je ne connais pas. La pimbêche est séduisante et me dévisage des pieds à la tête puis m'ignore en tournant les talons. Je règle mon achat et sors, des échantillons en prime. Il fait foid et une brume humide est tombée sur Lyon. Les néons des cinémas, des hôtels et des boutiques sont comme des balises dans le brouillard et m'aident à me diriger. Pathé, Royal, rue Edouard Herriot. Au loin devant moi, Miss Bellecour poursuit sa route, comme une petite automate programmée. Elle lèche les vitrines. S'arrête un instant devant chez Louis Vuitton puis repart. Elle traverse la route. Une bourgeoise la bouscule par mégarde. Elle embrasse son amie qui lui fait un signe en s'éloignant vers la Place des Jacobins. La nuit tombe presque, les vitrines brillent de mille feux, étalant leur divin butin. Miss Bellecour hésite puis s'engouffre chez Mac. Caverne remplie de trésors : rouges à lèvres, poudres, crayons. Rubans et paillettes. Ainsi coule la rivière des marchands, au long de la presqu'île. Et miss Bellecour sait bien nager.

mardi 8 novembre 2011

Le rapt de Ganymède


Octobre me manque. Il faisait beau. C'était l'été Indien. Nous voici dans une toute autre configuration. Changement d'heure, nuit à dix-sept heures. Angoisse naissante. Alors que Novembre avance, gris et brumeux, je me rappelle mes ballades le long des quais de Saône, sous le soleil doré. Souvenir de lumière en ces temps obscurs. Je repense à cette peinture étrange, nichée dans la pierre. Bien plus qu'un Tag, la représentation d'un grand oiseau et d'un jeune homme en suspension. J'ai tout d'abord pensé à un Phénix. Mais qui est le garçon alors? Et que fait-il agrippé aux pattes du vertébré à plumes? Un aigle enlevant un jeune homme : la représentation du mythe de Ganymède. Sans aucun doute. Ce Prince Troyen était réputé pour être le plus beau des mortels. Lorsque Zeus l'aperçut faisant paître son troupeau, il se transforma en aigle pour le capturer, en fit  son amant et l'échanson des Dieux. Zeus et Ganymède. L'archétype du couple Gay de la Grèce Antique. Un bout de légende peint, au 21ème siècle, dans une ville d'Europe. Un signe, un présage? Alors qu'Athènes semble devenir l'épicentre d'un séisme auquel plus personne ne comprend rien, Ganymède et Zeus filent le parfait amour sur les pierres d'un mur de Lyon. Le soleil de Grèce en automne, décidémment, ça a du bon.

mardi 25 octobre 2011

Balmain et des poussières


J'ai eu 40 ans le 16 octobre 2011. Et j'ai décidé de ne pas en faire tout un fromage. J'ai songé pendant un temps mentir sur mon âge, 37 ans me paraissant plus convenir à mon aspect physique. J'ai changé mes différents profils sur Internet en me faisant gagner quelques années. Perte de temps inutile. Qui se soucie d'un profil parmi des millions. Et puis Internet n'a rien à voir là-dedans. Je ne vais pas faire comme Amanda Lear, porter plainte contre Wikipédia pour avoir publié ma date de naissance. 40 ans c'est queue dalle. Je n'ai ni envie d'assumer ni envie de fanfaronner. Assumer son âge ça ne veut rien dire. Je ne suis pas Georges Clooney et je n'ai pas la prétention d'être ce que tout le monde appelle un "homme mûr". Ce sont les fruits qui sont mûrs, pas les humains. Quand on a 40 ans, on a droit à un ensemble de phrases toutes faites du genre : "40 ans ça se fête" ou bien "40 c'est le bel âge". Mon préféré : "40 c'est la moitié de ta vie". Comme si tout le monde vivait jusqu'à 80 ans! Bref, je vais vous dire ce que j'en pense de mes 40 ans : je n'en pense rien. Je m'en moque. Je ne me sens ni plus ni moins heureux qu'à 39 ans. Je ne me suis pas transformé en crapaud dans d'horribles spasmes. On a tort de donner de l'importance à ce qui ne reste qu'un jeu de chiffres. Ce n'est pas le kilométrage au compteur qui est important ni même l'état du véhicule. C'est la route. Samedi soir, j'étais invité à dîner chez Damien et Romain. Ce ne devait être qu'un simple dîner. En fait, tous mes amis s'étaient réunis pour me faire une soirée surprise en m'attendant cachés derrière la porte. On a bu du Champagne, beaucoup de Champagne. J'ai eu un beau cadeau : un somptueux article de maroquinerie Balmain, ma griffe favorite. J'ai été très gâté, même si je ne sais pas si je le mérite vraiment. Nous n'étions pas le 16 mais le 22 octobre. Preuve qu'une date anniversaire ça peut se changer. 2011 année zéro? Désormais, si on me demande mon âge je répondrai : j'ai Balmain et des poussières...